Surveillance de la dynamique des ressources agro-pastorales par la géomatique au Maroc


Date: 2008 - 2012

Chercheur impliqué: Hamid Mahyou, doctorant

Les zones sèches couvrent plus que 40% de la surface totale de la terre. La population totale de ces régions dépasse 2 milliards d’habitants et dépend essentiellement de l’utilisation des ressources naturelles. Cependant, il est largement reconnu que ces terres sont menacées par la désertification. La désertification est très liée à la perte de la biodiversité et contribue aux changements climatiques globaux. Etant donné l’importance de ce phénomène, il est étonnant qu’il n’y ait aucun consensus sur une méthode appropriée pour l’évaluer. Une partie de la littérature annonce des chiffres catastrophiques sur le taux d’avancée du désert et la surface affectée par la désertification. D’autres, en revanche, s’interrogent sur la méthodologie utilisée par ces études et ne trouvent aucune évidence d’une telle étendue de la désertification.

L’objet de cette thèse est de proposer une méthode de surveillance spatio-temporelle de la dégradation des parcours arides au Maroc intervenant dans le processus de désertification. Il s’agit notamment de mettre en évidence la performance de certains indicateurs de suivi dérivés de la télédétection à haute résolution spatiale.

Cette méthode repose sur l’information issue de la géomatique et de données biophysiques prises sur le terrain. La végétation des parcours est caractérisée dans le domaine spectral du visible au moyen infrarouge (0,4-2,5 µm) à l’aide des méthodes de télédétection spatiale et des mesures spectroradiométriques de terrain pour en dériver des indicateurs de dégradiation en lien étroit avec l’état biophysique des parcours. Ce système de surveillance est amélioré par l’intégration des données agroclimatiques, obtenues à partir d’un réseau de stations climatiques et des données dérivées de modèles météorologiques. Il est finalement complété par des informations socio-économiques, notamment celles sur la population et le cheptel, qui précisent dans chaque zone pastorale, les sources possibles de dégradation du milieu.
Au final, une méthode cartographique de la dégradation des parcours a été développée combinant images satellites, phytogéographie et d’autres données secondaires.

modifié le 25/06/2019

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